2013-2014 : Le temps

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« La réflexion sur le temps est consubstantielle à la philosophie et pourtant, il n’existe pas de concept philosophique du temps. Car le temps ne se capture pas, le temps ne se maîtrise pas. Il a donc était nécessaire pour l’homme, très tôt, de «dire le temps», de le mesurer avec un outil (clepsydre, sablier, etc) par peur de le laisser passer.

Et à partir du XIIIè siècle naît l’idée de signaler le temps par un mécanisme qui fait du bruit ! Avant le temps, qu’y avait-il ? Après le temps, qu’y aura-t-il ? Y-a-t-il un sens du temps ? Qu’est-ce qui se joue le temps du passage du temps ? Ce qui est sûr, c’est que nous avons une expérience commune du temps mais la temporalité dépend du contexte de civilisation.

Alors, nous avons eu besoin de mettre le temps «en image» pour lui donner de la consistance ! »

(Extrait de la conférence du 10 octobre 2013 de Patrick Rodel)

Après la soirée du 10 octobre 2013 avec Patrick Rodel, philosophe-écrivain

La réflexion sur le temps est consubstantielle à la philosophie et pourtant, il n’existe pas de concept philosophique du temps. Car le temps ne se capture pas, le temps ne se maîtrise pas. Il a donc était nécessaire pour l’homme, très tôt, de «dire le temps», de le mesurer avec un outil (clepsydre, sablier, etc) par peur de le laisser passer.

Et à partir du XIIIè siècle naît l’idée de signaler le temps par un mécanisme qui fait du bruit ! Avant le temps, qu’y avait-il ? Après le temps, qu’y aura-t-il ? Y-a-t-il un sens du temps ? Qu’est-ce qui se joue le temps du passage du temps ? Ce qui est sûr, c’est que nous avons une expérience commune du temps mais la temporalité dépend du contexte de civilisation.

Alors, nous avons eu besoin de mettre le temps «en image» pour lui donner de la consistance !

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Après la soirée du 17 octobre 2013- "Le big bang : le début du temps" avec David Smith, directeur de recherches CNRS, Centre d’Etudes nucléaires de BORDEAUX-GRADIGNAN

Depuis 90 ans, des observations toujours plus précises se concordent avec une interprétation mathématique toujours plus exigente : Le temps a commencé il y a 13,8 milliards d’années, avec la naissance de l’univers. Après une description des grandes lignes de la théorie du big bang, j’expliquerai comment la découverte récente de "l’énergie noire" implique que le temps ait eu, en effet, un début.

Je donnerai également quelques éléments pour mieux imaginer ce que "avant le début" peut bien vouloir dire.

Après le Midi-14 du 7 novembre 2013 – "Big bang et parole" avec Robert Galtier, pasteur

 

« La science et la théologie ont affaire aux mêmes réalités mais selon des perspectives différentes, irréductibles, mais non en conflit, parce que différentes. Aucune des deux n’épuise à elle seule l’ensemble du donné »


Pierre GISEL, professeur de théologie systématique (Lausanne).

Ces derniers mois et années ont été riches en découvertes et interrogations sur le plan scientifique : la première image en clair du big bang révélée par le satellite Planck, le bozon de Higgs, les trous noirs, la matière noire, l’énergie noire, l’inflaton.

Les auteurs bibliques s’interrogent sur le sens de la création, sa beauté, sa force, ses dangers, son indispensable utilité pour l’homme et tout ce qui existe. Ils en arrivent à exprimer leur foi en un Dieu créateur qui s’est révélé à eux et qui les inspire.

« Seigneur, notre maître, que ta gloire est grande sur toute la Terre » Psaume 8.10

Robert GALTIER

Après le Midi-14 du 14 novembre 2013 –"Temps et tempo" avec Michel Laplénie, Chef de Choeur

 

La notion du temps en musique

La perception du temps est fondamentale en musique, soit chez l’interprète, soit chez l’auditeur, soit chez le compositeur, soit le chef d’orchestre….

Nous examinerons comment le temps est envisagé dans la création : œuvre courte ou longue, comment l’interprète est censé reproduire dans la durée ce qu’a imaginé le compositeur, et comment est perçu ce fragment du temps par l’auditeur passif pour qui l’œuvre est un tout, qu’il connaît ou ne connaît pas.

Nous parlerons des notions de tempo : notion de base pour l’interprète qui va avoir à donner au public la restitution de ce qu’il croit être la vérité quand au débit de l’œuvre musicale.

Nous parlerons des différentes façons de traiter le temps : musique lente, très lente, modérée, rapide et comment à une certaine époque un instrument est apparu, le métronome, qui va normaliser la notion de tempo et donner des indications précises sur le tempo d’une œuvre ! comment faisait-on avant l’invention du métronome ? le compositeur indiquant un tempo précis a-t-il toujours raison ?

Autant de questions et beaucoup d’autres, illustrées par quels exemples musicaux souvent extrêmes, nous faisant réfléchir sur ce que nous ressentons consciemment ou inconsciemment, lorsque nous écoutons un morceau de musique ou lorsque nous l’interprétons.

Michel Laplénie est directeur artistique de l’ensemble Sagittarius.

Après le Midi-14 du 28 novembre 2013- "Le temps d'avant garde" avec Roger Navarri, Professeur émérite à Bordeaux III

Poésie du temps et temps poétique.

La poésie lyrique traditionnelle et personnelle a toujours accordé une grande place au thème de la fuite du Temps. C’est particulièrement vrai dans la poésie romantique ou post romantique qui idéalise le Passé et déplore le déclin ou la perte de tout ce qu’il représentait (jeunesse, amour, illusions...).

Le Présent, même s’il est évoqué sous l’angle du "carpe diem", y est presque toujours imprégné par la nostalgie, le regret, la mélancolie. Quant au Futur, il est dominé par l’idée de la Mort, à la fois redoutée et souhaitée (la délivrance).

A la fin du XIXème, le mouvement symboliste va orienter la poésie vers une conception différente. Il s’agira essentiellement pour le poète d’explorer les pouvoirs des mots et des images pour la connaissance du Moi et du Réel qui nous entoure. Dés lors, c’est le Présent, voire l’Instant,qui importent ainsi que notre manière "d’être présent" au monde grâce au langage poétique.

Pour les uns, il s’agit donc de parvenir à dégager l’essence même des choses pour rendre ce monde "habitable", pour les autres, il faut faire apparaître la diversité, le mouvement perpétuel, les couleurs de la vie "moderne" qui transforment notre personnalité grâce aux découvertes de la technique et de la science. C’est notamment ce que se proposent les diverses avant-gardes qui ont marqué le XXème siècle.

Cela dit, parallèlement, "la poésie engagée" retrouve également au XXème, du fait des bouleversements politiques et sociaux ou des guerres, une vigueur particulière. Pour elle la question du temps est plus simple : il faut faire "table rase du passé" (sauf de celui qui annonçait déjà le futur), utiliser le présent pour qu’advienne le Futur qui construira une nouvelle Histoire.

Après le midi-14 du 5 décembre 2013 - "Le temps de la vie", avec Xavier Debelleix, ancien Médecin-chef au Centre de la Tour de Gassies


Entre le temps qui passe, que l’on quitte avec souvent nostalgie et qui n’est plus, le temps qu’on attend et qui n’est donc pas encore là, il y a donc "ce qui nous arrive" et quand c’est l’épreuve, la maladie, l’approche de la vieillesse ou de la mort, comment vivre ce temps-là ? qui peut en parler ? Et en fait, on attend quoi, chacun d’entre nous ? Et les croyants attendent quoi ou qui ?

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Midi-14 du 9 janvier 2014 – Le temps de l’évolution biologique, avec Jacques ALBERT, maître de conférences honoraire à Bordeaux 1

 

Il existe deux façons d’envisager les rapports du temps et du transformisme (les espèces et les populations d’êtres vivants dérivent les unes des autres à partir d’une souche unique).

Le rapport au temps extérieur, c’est-à-dire au temps historique de l’évolution des sociétés humaines : la révolution française et Lamarck, le développement de l’industrialisation anglaise et Darwin, la guerre 39-45 et la Théorie Synthétique de l’Évolution, les années 68-70 et Kimura (théorie neutraliste mettant en doute la toute puissance de la sélection naturelle).

Le rapport au temps intérieur du transformisme : premières formes de vie sur terre (- 3,8 milliards d’années ), premiers embranchements d’invertébrés (- 520/580 millions d’années ), premiers vertébrés (- 450/500 millions d’années ), premiers australopithèques (- 7 millions d’années )….

Cet exposé-débat permettra aussi d’aborder des notions controversées et/ou brûlantes comme le fixisme, le darwinisme… ou d’autres si vous le souhaitez.

Après le midi-14 du 16 janvier 2014 – "Le temps de la géologie", avec André KLINGEBIEL, Professeur honoraire des Sciences de la Terre, Université Bordeaux 1


Dernière parvenue sur cette planète, l’humanité a progressivement pris conscience de son univers et de son histoire. Les sciences de la Terre, de plus en plus complexes, précisent les diverses étapes d’élaboration de notre environnement actuel. Entre théologiens et astrophysiciens, paléontologues et historiens des civilisations, la réflexion du géologue porte sur l’accélération du temps.

Après la soirée du 23 janvier 2014 – "Langue et temporalité", avec Henri PORTINE, Professeur de linguistique, Université Bordeaux Montaigne

 

Cette soirée a pris la forme d’une causerie, après la présentation d’un diaporama de 12 vues sur les catégories du temps en linguistique et la distributions d’un "exemplier" de 22 extraits. Faute de temps, les exemples n’ont pu être rattachés au diaporama et au texte introductif ci-dessous. Les vues du diaporama et les exemples ont été regroupés et présentés en l’état dans le document ci-joint.

A priori, le temps est chose simple puisqu’il est linéaire et continu. Pourtant la langue nous offre des moyens de rompre cette linéarité et ce caractère continu :

  • repérages incomplets ;
  • mondes parallèles ;
  • évocation du faux en un « faisons comme si » ;
  • distorsion par extension ou par contraction ;
  • déplacement de l’envisagement (considérer l’action dans son aboutissement ou dans son déroulement) ;
    etc.

Mais si la langue nous fournit ces différents moyens, l’activité discursive les met en œuvre et nous permet soit de coller à notre réel soit de nous en évader.

Après le Midi-14 du 6 février 2014 - "Marcel Proust et le temps", avec Catherine Bouscharain, ancienne élève de l’Ecole normale supérieure, Professeur agrégé de lettres classiques


Proust a beaucoup hésité avant de choisir le titre définitif de son œuvre — il avait pensé à « Stalactites du temps écoulé », « La patine du temps », « Reflets du passé », « Vestiges du passé » — mais il a opté pour « A la recherche du temps perdu », titre qui reste un peu ambigu tant du point de vue du fond que de la forme. En effet on ne saurait interpréter « temps perdu » comme « temps gaspillé » car Proust a pour but de faire appréhender par le lecteur le temps écoulé, cela dans l’épaisseur de la durée et il a toujours affirmé qu’il ne voulait écrire de mémoires, de chroniques ni d’autobiographie. Son œuvre est une fiction, un roman et peut-être même un roman policier, comme l’a dit Ramon Fernandez.


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Après le midi-14 du 13 février 2014 –  "Le(s) temps du sommeil", avec Annie MAC LEOD, Docteur en neurosciences, CHU Bordeaux-Tripode

 

La notion de temps est omni-présente dans le système veille/sommeil en interaction avec de nombreux facteurs…

Combien de temps devons-nous dormir ?

Se coucher avant minuit correspond aux meilleures heures de sommeil ?…

Postulat mis en pratique par Marcel Proust, grand insomniaque… « … longtemps je me suis couché de bonne heure. Parfois, à peine ma bougie éteinte, mes yeux se fermaient si vite que je n’avais pas le temps de me dire : " Je m’endors"." Et, une demi-heure après, la pensée qu’il était temps de chercher le sommeil m’éveillait … »

Autant de questions/réponses que nous pouvons entendre ou lire… et beaucoup d’idées fausses, concernant le ou les temps du sommeil !

Alors, qu’en est-il du point de vue scientifique actuel ? C’est sous cet éclairage que nous échangerons au cours de ce Midi-14, même si malheureusement, le temps nous manquera …

Après la soirée du 6 mars 2014 – "L’urgence et le risque", avec Hubert SEILLAN, Rédacteur en chef de la revue "Préventique"

Les interventions d’urgence, les situations d’urgence, les urgences, l’urgence caractérisent notre société contemporaine. Le mot rythme le fonctionnement de toutes les organisations politiques, économiques et sociales ainsi que nos comportements et modes de pensée. Cette évolution qui est source de nouveaux dangers, appelle des capacités d’analyse renforcées. Or, l’urgence tend plutôt à les affaiblir. Ce paradoxe est l’objet de ce dossier.

Il y a deux manières principales de voir l’urgence. D’une part comme cadre des métiers d’intervention et d’autre part comme norme économique et sociale. Ainsi, la survenance de catastrophes appelle des réactions d’urgence de toute une chaîne de professionnels aux missions diverses. Il en est de même en cas de détection de dangers graves et imminents. Mais l’urgence est devenue au moins depuis plus d’un siècle, une norme économique qui a progressivement donné naissance à une norme sociale, qui gouverne notre vie quotidienne.

À cet égard, les marchés financiers qui fonctionnent dans des horizons extrêmement courts, de l’ordre du « nanotemps », semblent avoir imprimé ce rythme au monde politique, de l’économique et du social. De sorte que les juristes y perdent leur latin. Nous ne fonctionnons plus sur le mode projet, mais paradoxalement, ce mot dont on ne maîtrise plus bien les exigences, est utilisé de plus en plus. Ne portant aucune vision d’avenir, le terme est devenu une notion floue. Or la notion d’urgence, étant étroitement associée au présent tend à se substituer à celle de projet, matrice du futur. Mais celle-ci étant fortement dévaluée, les analyses, évaluation et décisions sont concentrées dans le champ étroit du très, très court terme.

Dans le dossier que nous avons publié récemment sur la mémoire vivante des risques (note 1), nous avions déjà montré l’attachement de notre société au présent et son détachement du passé et du futur. Or, l’urgence interdit aux mécanismes essentiels de notre société développée de raisonner dans le temps long du passé vers le futur. Son asservissement autour de l’instant conduit donc à un certain anéantissement de la pensée. Ne voyant plus son avenir, la société de l’urgence fonctionne en acmé ou en mode survie. Elle est également confrontée à ce grave dilemme, qui veut que « la dynamique annule le changement et réciproquement » (note 2). Il est en effet avéré que plus on se meut dans l’urgence et moins on change, et que plus on change et moins on est dans l’urgence du mouvement. La difficulté du problème qui nous est posé est que nous devons trouver un équilibre à ces deux réalités de notre existence.

La situation nous paraît particulièrement inquiétante ici à Préventique où, depuis 1985, numéro après numéro, nous nous efforçons de ne pas succomber aux maléfices de cette nouvelle norme sociale. Nous savons pourtant que nombre de nos lecteurs nous font part régulièrement de leur souci d’avoir des réponses pratiques immédiates. La formule pratico-pratique souvent utilisée traduit assez bien cette évolution. Nous y avons souvent opposé l’argument que le risque étant le futur, ne plus voir celui-ci conduit à ne plus voir le risque. Mais la force des faits domine aujourd’hui celle des idées.

En formant le projet de publier dans ce numéro un petit dossier sur l’urgence, je souhaite apporter aux lecteurs un éclairage sur ce phénomène moderne d’émiettement du temps qui renouvelle considérablement la notion. Dans une société qui banalise ainsi l’urgence, sa réalité est devenue difficilement perceptible. C’est ce qui permet aussi de comprendre que sur nombre de sujets ayant pourtant un caractère d’urgence absolue, la capacité de décision est particulièrement faible. Cette intention, qui doit beaucoup au livre de Christophe Bouton, "Le temps de l’urgence", présenté dans le dernier numéro (note 3), nous permet de réunir les analyses d’auteurs très variés, sans cependant être tentée par l’exhaustivité.

1 Préventique n° 129, mai-juin 2013
2 Antonio Machado dans son livre "Juan de Mairena", Éd. du Rocher 2006.
3 Ch. Bouton, "Le temps de l’urgence", Le Bord de l’eau 2013, cf. Préventique n° 131, septembre-octobre 2013,

Après le midi-14 du 13 mars 2014 – Le temps en peinture, avec Denis FAVENNEC, Professeur au lycée Montaigne

"Art et Temps.

Les arts plastiques entretiennent un rapport tourmenté avec le temps : d’un côté peinture et sculpture, contraintes par l’aspect statique des œuvres qu’elles produisent, tendent à représenter la permanence plutôt que le passage. De l’autre, elles prétendent mettre en scène des histoires, représenter des gestes et des actes. Comment les artistes ont-ils résolu ce dilemme, et ont-ils saisi dans leurs œuvres la dimension fuyante du temps ? C’est ce que nous examinerons à travers une analyse d’images qui ont marqué l’art occidental, de la Grèce au cubisme."

Après le midi-14 du 20 mars 2014 – "L’historien face au temps", avec Michèle BERNADOU, agrégée d’histoire


L’humanité a toujours eu envie, et sans doute besoin, de connaître son passé. C’est l’historien qui s’est chargé de le remettre en forme et de le raconter à ses contemporains. Comment a évolué ce récit de l’historien dans notre civilisation européenne ? Nous essayerons de comprendre cette évolution, d’en discerner les grandes étapes jusqu’à nos jours, en nous servant essentiellement d’exemples pris parmi les historiens français.

Après le midi-14 du 15 mai 2014 - L’instant poétique (suite), avec Roger NAVARRI, Professeur émérite à Bordeaux III


Voici la présentation du midi-14 par M. Navarri : « Ayant déjà parlé de la manière dont les poètes du XIXème siècle et de la première moitié du XXème ont évoqué le Passé et le Présent, je reviendrai sur la conception de "l’Expérience poétique" qui domine dans la poésie contemporaine (René Char, Y. Bonnefoy en particulier). Cette expérience valorise l’instant présent comme moyen d’accès à une transcendance ou à un absolu qui, dégagés de toute métaphysique ou de tout idéalisme, visent à approfondir le rapport que les mots entretiennent avec les choses et à rendre plus "habitable", au sens heideggerien du terme, le Monde dans lequel nous vivons. »

Midi-14 du 5 juin 2014 – Le temps du sommeil (suite), avec Annie MacLeod, Docteur en neurosciences, CHU Bordeaux-Tripode


Le ou les temps du sommeil. (second temps…)
Le Système Veille /Sommeil est assujetti aux rythmes, notamment circadiens, mais pas seulement…
Pour ce second échange autour du ou des temps du sommeil, nous pourrons évoquer ensemble diverses questions, bien entendu toujours à l’appui d’éléments scientifiques, pour œuvrer à la “grande réconciliation avec SON sommeil”, par exemple…
William Shakespeare a écrit “Le Sommeil, aliment suprême du Festin de la vie”…
Qu’en est-il, toujours, selon le point de vue scientifique ?

Midi-14 du 12 juin 2014 – Temps et droit, un mariage de raison ? avec Jean-François BODET (Avocat) et Jean-Pierre BOUSCHARAIN (Magistrat honoraire)

 

Le droit a partie liée avec le temps, dans sa double dimension du moment et de la durée. Mais cette situation comporte une contradiction irréductible :
L’homme a besoin que les règles au cœur desquelles il vit et sur lesquelles il règle sa conduite soient connues à l’avance et stables : frontière du permis et de l’interdit, modes de résolution des conflits.
L’homme aspire à ce que les règles soient « gravées dans le marbre ».
En même temps et contradictoirement, l’homme aspire à ce que les règles juridiques tiennent compte de l’évolution de la société, des techniques, voire des évènements ou accidents… Lorsque la loi nouvelle intervient, il faut régler les difficultés nées de l’intervention de nouvelles règles au regard de situations nées sous l’empire des règles anciennes.
Par ailleurs, la règle juridique prend en compte l’écoulement du temps, en lui conférant soit un effet extinctif de droit, soit, au contraire, un effet créateur de droit.

Enfin, le droit doit être pratiquement mis en œuvre par des processus de règlement ou de pacification des conflits. Or cette mise en œuvre s’inscrit dans la durée, provoquant des réactions contradictoires de la part des justiciables.

Midi-14 du 26 juin 2014 – Le temps, regards de préhistorien, avec Jean-Marc BOUVIER, Université Bordeaux I


Entre les millions d’années des Temps géologiques et les siècles de l’Histoire, la Préhistoire traite de civilisations millénaires, sans écriture.
Disposant de durées longues, les adaptations des populations sont étudiables dans des contextes climatiques contrastés, et c’est notamment le domaine des arts qui sera abordé.

Journée d’études théologiques du 23 novembre 2013 - "Dis, l'éternité, ça dure longtemps" avec Didier Fievet, pasteur de l'EPUF à Toulouse


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Journée d’études théologiques du 7 décembre 2013 - La Bible et la violence dans son rapport avec le temps, avec Christophe Jacon, Pasteur de l’EPUF


Pour ceux qui ne me connaissent pas, je suis pasteur, rédacteur en chef du journal Ensemble. Je m’intéresse à Paul sur lequel j’ai fait ma thèse de Doctorat. Contrairement à Didier Fiévet, mon approche sera plus biblique que théologique. Même s’il n’est pas possible de séparer totalement les deux. Sur cette question du temps, j’aimerai prendre avec vous certains textes pour montrer combien la Bible conçoit le temps dans une perspective libératrice. Pour cela, je présenterai succinctement la vision grecque, la vision israélite et la vision chrétienne du temps. De manière succincte car beaucoup de choses auront été dites par Didier, je pense. Après, dans un deuxième temps, je me consacrerai à l’Ancien Testament, en m’attardant sur deux institutions phares : le Sabbat et le Jubilé. Enfin, je terminerai par une plongée dans le Nouveau Testament avec deux textes de Paul.


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Samedi théologique du 18 janvier 2014 - La transmission et le rite dans leur rapport au temps, avec Michel Bertrand Pasteur de l’EPUF

«Transmettre, écrit Régis Debray, c’est l’acte de transporter une information dans le temps». Or c’est précisément une des fonctions du rite que d’assurer ce transport dans le temps sous une autre forme que l’image, l’écrit ou la parole verbale. C’est en cela qu’il est un vecteur de transmission et qu’il a fondamentalement à voir avec le temps. Le rite est un langage symbolique qui inscrit l’individu ou la communauté dans une précédence, il répète les gestes et les mots de la tradition reçus du passé, il structure le temps présent en rythmant les moments forts de la vie des humains, il ouvre sur l’avenir et donne sens au futur.


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Après le samedi théologique du 15 février 2014 – Le temps chez les piétistes, avec Katharina Schächl, Pasteur, Directrice de Théovie


"Le piétisme est souvent peu connu en France, bien qu’il ait influencé la vie des Eglises de manière fondamentale : à travers sa critique de l’Eglise comme institution, sa suspicion face aux discussions théologiques qui n’arrivent nullement à "améliorer la vie chrétienne", mais aussi à travers ses propositions originales qui font partie aujourd’hui de la vie des Eglises.
Ses critiques, souvent acerbes, vis-à-vis de la théologie établie ont paradoxalement donné lieu à une véritable réflexion théologique piétiste. Elle est menée par des pasteurs, mais aussi, fréquemment, par des non-théologiens.
La manière dont les piétistes envisagent le temps (passé, présent, et surtout avenir) est particulièrement surprenante, voire déroutante. Elle est en tout cas centrale pour comprendre ces hommes et ces femmes. Ainsi, leur attente eschatologique se conjuguant étrangement à un solide engagement social pour changer efficacement la situation des plus pauvres "ici-bas" est sans précédent dans l’histoire."


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